C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme

Nous la mer elle nous a pris dés notre plus jeune âge. Plages, optimiste et pêche à Marseille, hobbi-cat, snorkeling, pêche au harpon, bodyboard, planche a voile, voilier en Guadeloupe. Il était donc tout naturel que l’on commence ce roadtrip sur la côte est des États Unis, face à l’océan Atlantique et ses longues plages dorées.

Mais avant de profiter de l’air marin américain il faut encore réussir à rentrer dans le pays. Et vu le look de Captain Lobster, qui pourrait facilement passer pour un van de hippy, de dealer de meth voir de violeur d’enfants, c’est pas gagné ! On hésite à ne rien amener en terme de bouffe mais on a encore trop de choses dans les placards de l’appart alors tant pis on prend une chance. C’est donc chargé de conserves, de pâtes/riz, de quelques fruits, le frigo assez plein que Captain Lobster s’approche de la frontière. Dans sa petite cabane, le douanier nous attend. Sérieux, sec, bête … Un douanier quoi. Après les questions de base sur nos statuts, intentions, cargaisons, etc il sort de sa cabane, ouvre la porte latéral du van et c’est là qu’on craint le pire … Pourtant il referme la porte et nous autorise à garder toute notre nourriture. Joie ! Étape 1 réussie, il faut maintenant que Marine obtienne un visa pour pouvoir passer 90 jours aux États Unis. Dans les bureaux, le clone du douanier no1 nous appelle et les choses se compliquent un peu. Marine n’ayant aucun visa canadien, le douanier s’inquiète que dans 3 mois, au moment de re-rentrer au Canada dans l’ouest, elle soit refusée, ce qui nous ferait dépasser les 90 jours autorisés sur le territoire american. On lui assure qu’en temps que Française il n’est pas nécessaire d’avoir un visa pour rentrer sur le territoire canadien mais il n’est pas convaincu et commence à nous parler de déportation, de rapatriement au frais des États Unis. Des mots qui ne riment pas avec Joie ! Il part vers d’autres bureaux, nous laisse 20 minutes qui pourraient mettre à l’eau tout ce beau projet et revient avec un petit clin d’œil, c’est bon vous pouvez y aller. Joie!

Captain Lobster dans le Maine à Wells

5h, 2 pleins d’essence et 3 pipi plus tard, nous arrivons à Wells. A Wells, c’est pas compliqué, toutes les fois qu’on y est venu c’était pour faire du surf, manger du bon homard pas cher, camper, se promener en longboard, faire du cerf-volant sur la plage, et du bikini en plein été. Manque de chance, il fait 15 degrés, c’est raté pour le bikini (en même temps on s’y attendait, en plein mois de mai). Pour le surf même chose, d’autant plus que des vagues, yen a pas. On passe donc la journée à se balader sur la longue plage, faire du kiteskate dans le parking où des locaux viennent se garer pour lire un livre ou siester devant la mer, et se promener en vélo/longboard. On est tellement crevés des derniers jours de préparatif, du stress et de la route que le sommeil vient assez tôt … Et fini assez tard ! (Pas vrai, 09:30 max, avec la clarté qui rentre à travers les rideaux, dur de dormir plus). Petit déjeuner sur les rochers, plein soleil, air marin, sympa. On se dit que Wells c’est bien beau, mais l’aventure nous appelle, et il va falloir quitter notre parking douillé et rassurant. C’est parti, direction Rockport, Massachusetts, après s’être arrêté chez Wheels’n’Waves dire bonjour aux vendeurs et leur acheter un 2ème vélo (ils vendent aussi des planches de surf, bodyboard, vêtements, maillots, tout pour faire un vélo, et ont même un bel appartement pas cher a louer à l’étage du magasin).

Rockport
Rockport, premier petit coup de cœur. Perchée sur le Cape Ann, cette petite ville de pêche est très charmante. Des quais surélevés en bois, des petits chalutiers qui ramènent poissons et homards frais, des maisons rustiques rappelant tous les éléments de la vie marine, d’autres plus chics jonchées sur des rochers en bord de mer. On y passe l’après midi. On fini par rouler un peu le long de la côte et on trouve sans trop de difficultés une place gratuite pour passer la nuit. Un peu moins joli qu’à Wells, un parking en terre en arrière d’une plage. Au moins ya des toilettes. On passe toute la matinée du lendemain sur cette plage. Bonne nouvelle, les températures ont grimpé et c’est en short et t-shirt qu’on se fait bronzer après quelques échanges de tennis de plage (victoire de ? Allez vous savez tous). A 20mn au sud se trouve la ville de Gloucester que l’on rejoint début pm. Après 3 jours à résister a l’appel du homard, on se lâche et c’est 2 beaux bébés de 1,5 lbs qui remplissent nos assiettes (dire qu’ils en ont déjà péché de 32 lbs !). On en a tellement à manger qu’on en est presque écoeuré. Ça gicle de partout, ça sent … non non, on est loin du film XXX. Le tout sur un quai entre bateaux, chalutiers et dockers. On a même droit à la sécurité du port qui vient s’assurer qu’on ne passera pas la nuit ici. Quand même monsieur, on fait ça nous dormir dans des endroits interdits ? On lève l’ancre pour Province Town à Cape Cod. 3h de route au GPS. 4h30 en réalité. On a décidé de ne pas s’arrêter à Boston. Sauf que bien malgré nous, on y passe une bonne heure et demi … Dans le traffic ! Mauvaise idée aussi d’y passer a 17h. Leçon a retenir pour les futures grandes villes. Évidemment, c’est à ce moment là que Marine décide d’avoir envie de pisser, la casserole a failli servir de toilette. Au final c’est de nuit qu’on arrive au camping. Après 4 jours et 3 nuits sans douche, on se gâte (on a quand même des serviettes hygiéniques pour se « laver » tous les matins). Le lendemain c’est eau chaude et savon à gogo puis direction Race Point Beach pour explorer les dunes de Cape Cod. Tu veux du sable, yen a là-bas ! Ca déborde même sur les routes. Sur la plage on aperçoit des baleines à même pas 100m. Puis promenade en vélo où on croise un petit renard. On aime ça les z’animaux nous ! On rejoint la colorée et joyeuse ville de Province Town, qui doit être bien animée l’été mais là, presque tout est fermé ou en préparation pour la période estivale.IMG_6894(2)

Puis la mission du jour, trouver un endroit o garer le van pour la nuit. Et ce soir on a quand même fait fort. En roulant sur la route on aperçoit un véhicule garé en hauteur qu’on réussi à atteindre non sans difficultés par un sentier complètement désert ou sont bâties des maisons pour l’instant désertes. Il s’agissait d’un peintre qui mettait sur toile la vue de la baie. Il nous averti que cet endroit est un parc national surveillé par des Rangers l’été. Néanmoins, la vue est tellement belle qu’on décide quand même d’y garer Captain Lobster pour la nuit. Après tout, le pire qu’il peux nous arriver c’est qu’un Chuck Norris nous réveille en tapant dans la fenêtre a 6:00 du matin nous disant de foutre le camp. Ça fait d’ailleurs 2 fois qu’une voiture passe sur le chemin, les 2 fois on se dit que ça y’est, c’est lui, Chuck Norris vient nous chercher … Et non. Reste à s’endormir, on verra bien demain.Intérieur de notre van Captain Lobster

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4 Discussions sur
“C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme”
  • Hello!
    Très sympa votre site.
    J’ai croisé votre Captain Lobster hier sur le parking de Nauset Beach (si je me souviens bien).
    Je suis moi-même en road-trip aux US mais dans le sens inverse du votre.
    Je monte sur Boston demain (et j’y pose mes valises pour 1 semaine).
    Bonne continuation!

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