West Coast

Nous voici enfin au bord de l’océan Pacifique ! La boucle est bouclée, après avoir démarré l’aventure au bord de l’océan Atlantique. Mais le roadtrip est loin d’être terminé, la vrai boucle n’en est en fait qu’à sa moitié. La Californie, c’est un peu la terre promise pour nous. Du soleil toute l’année, des températures agréables, la plage, le surf, le skate, mais aussi des montagnes, une faune variée, une culture ouverte sur la nature et la protection de l’environnement. On se rend vite compte de certaines de ces mesures dans les stations essences notamment. Les pompes ont un espèce de système ressort/ventouse qui empêche toute émanation de gaz hors du réservoir lors du remplissage. Ça nous prend quelques minutes a comprendre le fonctionnement la première fois ! On arrive à San Diego et d’Imperial Beach, on aperçoit même le Mexique. Des hélicoptères survolent sans cesse la zone, sûrement pour éviter l’immigration clandestine. Au bord des plages, tout est axé sur le surf. Les rack à vélo sont designé en planches de surf, les restaurants portent tous des noms et logos rappelant le sport. On adore ! Pourtant les vagues et les surfeurs se font plutôt discrets dans l’eau. Marine en profite pour démontrer ses talents de bodyboardeuse.
BodyboardIl fait bon se promener en skate et en maillot dans les ruelles bordées de palmiers géants. Néanmoins, la Californie nous impose un nouvel obstacle. Après avoir passé presque 1 mois en nature à dormir où bon nous semblait, nous voilà maintenant plus souvent dans des petites villes pas très ouvertes à l’idée que 2 vadrouilleurs dorment dans leur van au bord de la plage ou dans la rue. On essaye une nouvelle tactique et on découvre alors que notre meilleur ami pour les nuits des prochaines semaines sera … McDonalds ! Quand on est tannés de sentir l’odeur des frites en se réveillant on se dirige vers son pote Walmart. Les campings sont hors de prix, 60$ la nuit ! L’essence aussi n’est pas donné par rapport aux états que l’on a traversé. Certaines villes hébergent un peu trop de sans-abris et on a même la surprise de constater un matin que ma selle de vélo s’est faite voler ! Premier cas de vol de notre aventure. Ça va en fait, au vu des scénarios qu’on se faisait avant de partir, on préfère ça à une infraction dans Captain Lobster pendant notre absence. Pour compenser, La Jolla nous permet d’admirer des dizaines de phoques et lions de mer se faire bronzer sur les rochers, se marcher dessus, se chamailler et nager au grès des vagues. On enfile même nos wetsuit pour les observer sous l’eau mais l’eau est trop trouble et c’est finalement plus effrayant qu’autres choses de les entendre gueuler de leur fameux cri au loin et les voir disparaître sous l’eau.

Phoques, la Jolla, Californie

San Clemente nous offre enfin des belles conditions de surf. En plus le spot est plutôt caché, et c’est en vélo, la planche sous le bras qu’on s’y rend. Local style. Des vagues clean, un décor idyllique, même si niveau surf, il va falloir s’améliorer pour accoter les californiens ! On remonte la côte tranquillement entre plages, Pier (digue en bois, chaque ville en possède un), vélo, skate et promenade en ville. Hasard des choses, on fête nos 2 mois sur la route le jour on l’on va au parc Disneyland de Los Angeles. Dur de trouver une meilleure façon que celle la. Ayant été bercés plus jeunes par Mickey, Aladdin, La Belle et la Bête, la Petite Sirène, etc. on passe une super journée même si on regrettera peut-être le manque de manèges à sensations fortes. À part Space Mountain et Indiana Jones, les autres sont plutôt gentils. Malgré tout, avec l’ambiance, les spectacles, la parade nocturne et les attractions, on en a pour son argent !

Hollywood boulevard, Los AngelesNous voilà donc à Los Angeles et Hollywood, royaume du cinéma et des stars. Hollywood Boulevard, c’est un peu comme La Strip à Vegas, ou Time Square à New York. Des boutiques de souvenirs, des lumières à 360 degrés et des touristes en pagaille voulant tous leur photos avec l’étoile de Brad Pitt ou les empreintes de Bella, Edward et Jacob. Loin de toute cette folie, l’étoile du bon vieux Chuck Norris se sent bien seule et je l’accompagne le temps d’une photo. Marine opte pour les empreintes d’Harry, Ron et Hermione mais son choix est sûrement plus populaire, dur de ne pas avoir un asiatique sur la photo. On quitte cette folie pour le quartier chic de Beverly Hills, ses maisons de millionnaires et ses palmiers gratte-ciel. En suivant un bus commercial de touristes on se dit en rigolant qu’il va peut-être nous conduire chez Tom Cruise ou Madonna mais on le laisse filer après 5 minutes, on est tellement pas people en plus ! A l’inverse, on rencontre Jana, américaine plus âgée que nous, contactée par l’intermédiaire d’un ami et couchsurfing. On passe la soirée en sa compagnie devant un concert de jazz en plein air. Exemple parfait de la personne généreuse, elle nous invite chez elle pour souper et pour la nuit même si on préfère ne pas abuser et on reste dormir dans Captain Lobster dans sa rue. Mais la soirée en sa compagnie ainsi que 2 de ses amis nous fait du bien. Ça casse notre routine d’être que tous les deux 24h/24. Le lendemain, on est le 4 juillet et qui dit 4 juillet aux États-Unis dit fête nationale. Étant donné patriotisme et la fierté légendaire des américains, dur de passer à côté. Jana nous invite à sa soirée, dans la maison de ses parents en banlieue de Los Angeles dans un quartier résidentiel. On accepte avec plaisir. Au programme de la journée, piscine à 30 degrés, ballade en skate dans le quartier, jeux avec les 2 enfants et le chien du couple invité et rencontres avec le voisinage. Chaque famille organise son party, certaines louant même des jeux gonflables géants pour les enfants. Une voisine, ancienne hippie, nous accapare pendant plus d’une heure et nous échangeons nos aventures du présent et du passé. On la quitte avec 5kg de pamplemousses cueillis dans son jardin ! Trop gentille. Le soir, le moment fort reste le feu d’artifice du quartier. En plus de celui organisé par la ville, chaque famille s’est muni au cours des derniers jours d’une réserve assez importante de fusées et pétards. On a donc droit à 4 heures non stop de « boum » et de « fiuuuuuu ». Voilà, on a célébré la fête nationale des États-Unis à l’américaine. On quitte Jana en la remerciant mille fois et on regagne le bord de mer et Santa Monica. Les vagues sont absentes, depuis le début presque en fait, et je commence à me demander si la Californie est vraiment le paradis du surf. Sur le Pier, on replonge quelques semaines en arrière quand nous roulions sur la Route 66 car unIMG_3826(2) panneau indique que c’est ici qu’elle se termine. La notre continue toujours vers le nord et au détour d’un virage, une plage laisse entrevoir de jolies vagues dont profitent quelques locaux. Arrêt obligatoire, j’enfile le wetsuit et c’est parti pour 3h de surf jusqu’à épuisement. On passe même la nuit sur le parking surplombant la plage et le lendemain, réveil a 6h pour une deuxième session, à la fraîche. LE genre de moment de notre roadtrip dont je rêvais !

La Highway 1 commence à avoir des allures plus sauvages, la route longeant la côte devient plus sinueuse, plus aérienne et nous offre des points de vue époustouflants. Le clou du spectacle reste sans aucun doute Big Sur, cette petite plage déserte aux eaux bleus turquoises, bordée de palmiers et de rochers, où coule une haute cascade. Elle est cependant inaccessible et même interdite d’accès afin de protéger sa beauté naturelle. En même temps le spectacle ne serait pas le même avec 50 touristes faisant bronzette sur la plage.
En termes d’animaux, on est pas en reste. Souvent les points de vue le long de la côte nous permettent d’observer des baleines. À San Simeon, on tombe sur une plage peuplée d’éléphants de mer, pas le mammifère le plus sexy de la planète. Les jeunes mâles s’adonnent à des batailles assez violentes au bord de la plage. Leur « cri » est vraiment unique. Impossible à reproduire, on dirait un bateau qui fait démarrer ses 2 moteurs 250 chevaux. D’autres se reposent sous un soleil de plomb, s’envoient du sable pour se rafraîchir. Dire que les plus gros peuvent atteindre 6 mètres de long ! Ce sont bien sur les proies préférés, avec les phoques et les lions de mer, du grand requin blanc, assez présent le long de la côte ouest. À Monterey, notre route bifurque vers l’est pour retrouver la fraîcheur et l’altitude d’un autre parc national magnifique, Yosemite.

Éléphants de mer, San Simeon, Californie

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